Fabliau écrit par Niels, élève de 5° B : bonne lecture !

07_MaiJe vais vous raconter l’histoire d’un vilain un peu sot qui un jour,  trouva une bague dans la forêt où il ramassait du bois. En rentrant chez lui, il vit un parchemin qui précisait que le seigneur récompenserait celui qui lui rapporterait la bague qu’il avait perdue. Celle du paysan ressemblait comme deux gouttes d’eau au bijou du seigneur à une différence près, la pierre !

Le vilain alla voir sa femme et engagea la conversation :

« Regarde la bague que j’ai trouvée, s’exclama-t-il, fier de sa trouvaille.

– Cette bague ressemble tellement à celle du seigneur que cela me donne une idée, déclara sa femme.

– Laquelle ? demanda le paysan .

-Nous allons la lui donner.

– Nous pourrions en tirer 50 deniers en la vendant au marché, protesta le mari.

– Mais réfléchis donc, soupira sa femme exaspérée, le seigneur offre 80 deniers à celui qui lui rendra sa bague.

– En revanche, ce n’est pas la sienne, répliqua le paysan, comment veux-tu t’y prendre ?

– En le menant en bateau pardi, répondit simplement sa femme, va chercher de l’ocre.

– Mais l’ocre n’est pas nécessaire pour mener le seigneur en bateau , fit remarquer le paysan.

– Si , riposta la femme, allez ! Et plus vite que ça ! »

Un peu plus tard, le paysan en rapporta.

« Teignons la pierre avec l’ocre, ordonna la femme.

Teinte, la pierre devint méconnaissable.

« Va donner cette bague au seigneur », le pria la femme.

Le seigneur entra dans la salle du trône et commença : « Monseigneur, je suis là parce que ma femme m’a demandé de vous mener en bateau. Je vous offre donc de participer à un voyage.

– Cet homme est fou, chuchota le seigneur à son conseiller.

– Éclairez notre lanterne, rajouta le seigneur d’un ton autoritaire.

– Mais …il fait grand jour monseigneur », protesta le paysan.

Le seigneur reprit son chuchotement avec son conseiller. Puis il ajouta : « Bien. Pouvez-vous nous emmener chez  vous, mon brave ? Nous voudrions vérifier quelque chose.

– Mais, et le tour en bateau ? demanda le paysan.

– Ce n’est pas grave, le rassura le seigneur.

– Alors, je vais vous emmener chez moi, acquiesça le paysan.

Quand la femme vit son mari accompagné du seigneur et de ses soldats, elle comprit qu’il allait se passer quelque chose de fâcheux. Le seigneur lui expliqua que le paysan lui avait tout avoué et que ses soldats et lui-même étaient venus pour l’arrêter pour falsification.

– Mais je n’ai pas imité votre bague, nia la femme.

– Votre mari a tout avoué, vous dis-je. Je suis venu m’assurer qu’il a dit la vérité. Grattez cette bague ! »

La femme s’exécuta et bien sûr, la teinture ocre partit.

« Votre mari disait donc vrai, tempêta le seigneur . Qu’on la fasse enfermer !

Cette mauvaise femme passa le restant de ses jours en prison. Vous me croyez maintenant si je vous dis que la femme est faite pour tromper ? Mais heureusement toujours gagne la vérité !

Pour celles et ceux qui seraient choqués par ces propos misogynes, souvenez-vous que nous sommes au Moyen-Age et que l’image de la femme était  autre…

 

 

 

Fabliau écrit par Niels, élève de 5° B : bonne lecture !