La classe de 5° B écrit des fabliaux.

foireÉcrire un fabliau  effrayait plus d’un élève, surtout  après avoir pris connaissance de la consigne…Voyez vous-même ! Il fallait rédiger le texte à partir d’une expression à double sens, imaginer un personnage naïf qui recevrait un conseil au sens abstrait et l’interprèterait  au sens concret…Je vous propose la lecture d’un texte , d’autres suivront .

Natasha a choisi  l’expression « donner un coup de pouce » à quelqu’un.

Messires et Gentes dames, je vais vous raconter l’histoire d’une petite fille que nous nommerons Marguerite, de sa mère et de son grand-frère. Son père est mort et Marguerite agit souvent bien égoïstement.

Ce jour-là, la famille se rendit au marché pour y acquérir de quoi se nourrir. Au retour, la mère se trouva très encombrée par le poids des marchandises. Elle confia  à son fils qui voulait l’aider le fromage mais rien à sa fille qui s’y refusait.

Une fois dans leur masure, ils rangèrent la nourriture et les enfants sortirent dans l’arrière cour. Le frère fit alors remarquer à sa sœur:

 » Tu aurais pu nous aider à transporter les achats !

-Et pourquoi, je te prie ? répliqua sèchement Marguerite.

-Parce que notre mère était fort chargée . Si je ne l’avais pas aidée, elle ne serait pas rentrée sans se casser le dos ! répondit-il.

-Ah…Pardon ! admit-elle , parbleu, j’aurais dû , j’aurais dû, j’aurais dû… !  » Puis elle éclata en sanglots.

« Viens, ne pleure plus » lui glissa le garçon en la consolant. Il la  serra alors dans ses bras et lui murmura :

« Ne t’inquiète pas sœurette, la prochaine fois , tu lui donneras un coup de pouce.

-Quoi ! Donner un coup de pouce à notre mère ! Jamais !  s’exclama-t-elle.

-Tu ne penses décidément qu’à toi ! lui cria son frère. Tu es égoïste !

-Bon, …d’accord, je lui donnerai un bon coup de pouce ! « , acquiesça la sœur.

La semaine suivante, ils se rendirent à nouveau au marché d’où la mère  revenait maintenant tout aussi chargée. C’est alors que Marguerite lui donna un coup de pouce terrible dans les côtes, ce qui la fit basculer dans la foule. Par malheur, elle renversa toutes les provisions. Tout était perdu.!..Le fils aida aimablement sa mère à se relever . Elle gronda très sévèrement sa fille qui ne comprenait pas ce qu’on lui reprochait et qui maudissait son frère de lui avoir donné pareil conseil.

Celui-ci finit par découvrir le sens que sa sœur avait donné à sa consigne. Il expliqua la méprise à leur mère . Compréhensive, elle lui pardonna.

Alors nobles dames et beaux messires, comme Marguerite, sachez qu’il vous faudra toujours tourner sept fois une idée dans votre tête avant d’agir…mais prenez garde à ne pas vous  étourdir.

La classe de 5° B écrit des fabliaux.