Histoire de bâtisseurs…

Aujourd’hui se sont terminés les derniers détails des maquettes réalisées par les ce2B. Par petits groupes, les enfants sont allés finir un dernier collage ou l’agencement d’une partie de la maquette. Tout est «individualisé car toute création est unique» (elle passe par le filtre du regard de l’enfant). Cette année, c’est la cathédrale qui a été au coeur des travaux.
«C’est un travail qui est difficile car il demande de la rigueur et beaucoup d’investissement…et les volumes sont plus grands» me confie Françoise, ce matin. «C’est incroyable comme les petits ont travaillé avec constance et sérieux, incroyable…que du bonheur!» a-t-elle ajouté.
La directrice, toujours investie dans le travail des élèves, a réussi avant une réunion, à nous rejoindre dans la salle où les maquettes avaient été posées sur les tables afin de mieux voir les détails de dessins, de collages etc…Cela a permis aussi avoir une vue d’ensemble des travaux. Les enfants y sont alors allés à coeur joie pour raconter ce qui a «changé leur vie» depuis qu’ils ont appris à «faire une cathédrale»!
Ils ont insisté sur les techniques nouvelles avec l’utilisation de crayons divers (fusain, crayons pour souligner une ombre, feutre indélébile sur un emballage de cd pour représenter un vitrail, pliage pour faire les chaises de la nef centrale, colle de peau de lapin et poudre d’or…La liste est impressionnante.
Mais, les enfants ont aussi souligné l’éducation au regard «Avant, on ne regardait pas aussi bien! ».Il faut dire que les visites, in situ, ont permis un travail précis.
Les gargouilles, le pilier des anges, les détails de l’orgue et des vitraux, ont été représentés merveilleusement par les enfants enthousiastes et jamais fatigués de revenir vers leur œuvre pour y ajouter «un peu de lumière» ou un détail pour permettre «de mieux comprendre la proportion».
Ce travail «sur mesure» sera présenté ultérieurement aux parents lors d’une séance où se mélangeront les découvertes de l’année sur la cathédrale. Les enfants répètent des chants pour le moment et la partie historique démarrera en janvier…Et, il y aura encore d’autres surprises mais chut!…Le projet est donc à suivre…

Qui est madame Heitzmann ?
Françoise Heitzmann (plasticienne) est issue d’une famille de musiciens. À Strasbourg, dans la maison familiale, les instruments de musique (un vrai orgue que son père a fabriqué dans sa jeunesse, piano à queue, clavecin, percussions…) sont les gisements d’espaces architecturaux pour l’enfant. Elle imagine des planchers mouvants, des tours, des couloirs, des cités entières.
Elle n’avait pas de jouets chez elle ; les petits bouts de bois, de fer, de papier trouvés ici et là ont rapidement été transformés en petites maisons ; l’objet lui fournissait l’inspiration.
À 18 ans, elle a suivi des cours d’arts plastiques et d’histoire de l’art à l’université de Strasbourg, puis a passé son CFPI à l’école des arts décoratifs. Elle a travaillé comme maquettiste pour des architectes, puis dans le service des décors de l’Opéra national du Rhin.
Depuis dix ans, elle travaille avec les écoles de Strasbourg et anime des projets en arts visuels sur tout le Bas-Rhin, partenaire de l’inspection académique et de la Drac. La particularité du travail de Françoise Heitzmann est d’engager les élèves dans l’étude graphique de leur patrimoine architectural et décoratif in situ.
www.lalsace.fr/bas-rhin/2015/02/10/portrait-d-une-battante-francoise-heitzmann

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